Ce forum a pour but de faire revivre les légendes de l'ère du cirydan depuis trop longtemps oubliées dans les memoires
 
AccueilCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Grimoire poussiereux ...

Aller en bas 
AuteurMessage
Elyndir Armadillion
Héraut de la Ligue, Membre du Haut conseil
avatar

Nombre de messages : 60
Contrée : Barlëos
Profession : Héraut
Date d'inscription : 18/02/2009

MessageSujet: Grimoire poussiereux ...   Lun 1 Mar - 20:58

Laissé à l'abandon sur une table au fond de la taverne, un vieux grimoire prend la poussière. Il s'agit des chroniques d'Earwyn le conteur, historien à ses heures. Il traite ici du sujet de la Ligue, de son histoire, et plus particulièrement, d'un de ses régiments qu'il a rencontré alors que ses derniers remontaient le cours d'un fleuve en direction du midland voici ce qu'il y est narré :

La ligue,
Présentation :

La ligue est une organisation composée de toutes les plus grosses fortunes que le monde connus comporte, c'est une organisation mystérieuse d'un âge ancien...

C'est elle qui, entre autres, gère les embargos, le commerce et l'économie des différentes régions du globe. Bien que théoriquement elle n'existe pas, cette organisation est l'une des plus puissante de la planète, le commerce est son arme majeur et ses forces armées se compte par milliers. On peut toutefois noter que la ligue n'entre jamais en conflit direct, car cela leur ferait perdre du profit, mais est mal avisé celui qui penserai que la Ligue ne peut rien.

En effet, il est prouvé que la ligue a eu un rôle majeur, ou indirect dans la plupart des coups d'état, assassinats et révolutions de l'histoire.Et malgré ces quelques "incidents", la ligue est vue aujourd'hui, dans l'inspiration populaire, comme une grande flotte de fiers marins et marchands, parcourant le monde à la recherche de trésors et de richesses à vendre aux grandes puissances.

Toutefois, personne n'a encore complètement oublié pourquoi la ligue s'est exilée du continent, personne n'a encore oublié ce terrible pacte, conclu en des temps fort lointain, qui a profondément taché la gloire de la ligue, et qui, bien que de nos jours celle-ci tente de revaloriser son image, continue de faire débat dans les plus hautes sphères de la société... En effet comment oublié ces dizaines de milliers d'hommes qui transitèrent pendant des années dans les lugubres cales des navires ? Comment oublier que c'est dans un si odieux commerce que la ligue s'est fait sa richesse ?

C'est donc un sentiment de craintes et de respect que l'on éprouve à l'approche d'un soldat, d'un officier ou même d'un marin de la guilde ; nous viennent immédiatement en tête les embruns de l'air salé et et le bruits du fier navire glissant sur l'eau, contrastants avec les autres images, celles de secrets, d'horreur des fautes passées et de craintes ...

Elle siège aujourd'hui dans l'archipel de Belos, d'où elle envoie ses nombreux vaisseaux commercer de ports en ports, ou complote secrètement des plans qui prendront parfois plusieurs siècles avant de parvenir à termes.





Les forces militaires de la ligue,

D'aucun pourrait comparer les forces armées de la ligue à celle de notre Rome antique, discipline et organisation en sont les maîtres mots. La principale base militaire de la ligue est le port de Barlëos, où, à même le continent, transitent chaque jours des centaines de milliers de livres de marchandise et au moins autant d'homme en arme.

La mission principale de ces forces est la sécurité des vois maritimes et des embarcations de la ligue, tâches qu'ils remplissent à la perfection,car nombreux sont les pirates à avoir péri pour la gloire de la ligue !

Recrutés dans les différentes régions sous influence des ports de la ligue, les soldats sont des professionnels, qui ont accepté de resté dans l'armée à l'issue de leur service militaire. Ils subissent un entraînement très dur, mêlant séances de méditation et d'entrainement physique, le mental comptant autant que le physique lors d'un combat, la majorités des recrues vénèrent ïma, déesse de l'ordre, de la discipline et de la sagesse, l'un ne pouvant pas aller sans les autres pour les officiers de la ligue. A la fin de leur service, les jeunes ayant choisis de resté reçoivent une solde de 200 deniers par mois et, en cas de décès, la ligue s'engage à verser 500 deniers par mois de dommage à la famille. Le principal intérêt de ces soldats est donc, bien évidemment l'argent ...

Il est rare que la ligue, elle-même, parte en campagne, car cela irait à l'encontre de ses propres intérêts, par contre, il est tout à fait courant qu'elle fasse engagée ses hommes comme auxiliaires mercenaires. L'avantage tactique des armes à feu (que la ligue est pour l'instant seule à savoir fabriquer et maîtriser) est particulièrement appréciées par les autres grandes puissances de ce monde, et c'est cela qui conduit à l'usage fréquent de ces mercenaires.





Les hommes de l'ombre, le bras droit de la Ligue

Les hommes de l'ombre sont les hommes de mains de la ligue, ceux qui idolâtrent les ordres de leurs supérieurs. Ils sont disséminés aux 4 coins des différents continents et attendent patiemment les ordres de la ligue, ordres qui n'arriveront parfois jamais. Ce sont en général ceux que l'histoire à oublié, assassins de rois, causeur de trouble etc...
Mais parfois ce sont aussi des héros, au niveau local, tels que ceux qui ont menés des révolutions à terme ou qui ont permis l'accomplissement de quelque chose d'important pour les populations, qui arrangeait bien évidemment les dessins de la ligue.

Bien entendu, aucun lien d'une quelconque sorte n'a jamais été prouvés devant des tribunaux entre ces hommes et la ligue ...





La compagnie avait cependant échoué contre un groupe d'aventurier rencontré au midland et avait dès lors était dépossédée de tout, jusqu'à leur propre identité. Et voici ce que leur dit leur chef :

"Mes amis, l'heure est grave, extrêmement grave,

La victoire contre les tarask était à notre portée, mais notre incompétence nous a été fatale. Nos dissensions, notre manque d'organisation, et surtout de commandement ont attiré sur nous la risée de nos semblables et les foudres de nos supérieurs.

La ligue nous rejette mes amis, elle ne veut à présent plus de nous ! Non, nous sommes pas renvoyés, non, nous ne serons pas non plus limogés, dorénavant, et il faudra vous y faire, nous n'existons simplement plus. N'essayez pas de rentrer chez vous, vos amis, vos épouses, vos parents, vos enfants, tous vous croient mort, et ils vaut mieux pour eux qu'ils n'apprennent pas que vous êtes encore en vie, personne ne sait ce qui pourrait alors leur arriver.

Oui mes frères, cette journée est triste et Ïma semble nous avoir abandonné, après tout, peut-être que nous n'avons tout simplement jamais été sous sa protection ...

Mais maintenant qu'il en est ainsi il ne tiens qu'à nous de nous relever, de relever la tête, et de reconquérir notre honneur ! Brave guerriers, relevez vous ! Affutez vos lames ! Renforcez vos armures ! Puisez dans votre rage la force de vous battre ! Désormais nous devrons lutter pour le moindre bien sur cette terre ! En avant, mes frères ! Nous devons nous restructurez, nous reformer, affin que l'on sorte de cette épreuve plus fort et plus soudés que jamais ! Nous nous entraineront encore et encore, jusqu'à ce que ces chiens réapprenne à craindre nos noms ! Et les dieux sauront alors nous reconnaitre comme braves lorsque l'heure du jugement dernier arrivera !

Nous sommes le Gwaith Neithan ! Le régiment outragé !"

Et voici leur histoire :

Errance :

Suite à leurs défaites face aux fils de tarask, les hommes de la ligue se replièrent jusqu'à la côte, dans l'espoir de revoir rapidement leurs foyers et leurs familles. La nouvelle de leur disparition leur fit l'effet d'un coup de maillet supplémentaire. Ils n'étaient plus, plus rien, ils étaient devenus des spectres, des fantômes du passé. Leurs familles les croyants mort, la plupart décidèrent de rester groupés, de se serrer les coudes et de se supporter mutuellement. Mais quelques-uns ne supportèrent pas la réalité, et tentèrent coûte que coûte de retourner à Barlëos ; même si de toute évidence, ils ne passeraient pas la garde.

Menés par leur chef, le régiment se réfugia dans une forêt environnante, croyant en premier lieu, qu'ils arriveraient à survivre ainsi, seuls, dans la nature. Le gibier manquait parfois, mais vivre hors des contraintes habituels emplissaient leurs cœurs de joie, et très peu se plaignirent, sachant pertinemment que cela ne servirait à rien. Cependant, la désillusion fut rapide et inattendue. L'hiver arriva, et comme un malheur n'arrive jamais seul, une armée en campagne s'installa à proximité de leur campement, tuant leur gibier, et grignotant peu à peu leur accueillante forêt.

Toutefois, une solution ne tarda pas à être trouvée. Profitant de l'ivresse quasi quotidienne des soldats, à la nuit tombée, le Gwaith Neithan en profitait pour piller leurs réserves, briser leurs armes, libérer leurs chevaux et recevoir des nouvelles de l'extérieur. Peu à peu cependant, les sentinelles se multiplièrent, tant et si bien que le Gwaith Neithan ne pu plus, bientôt, accéder au camp qu'en de rares occasions. La lassitude et la faim firent monter les tensions d'un coté comme de l'autre.

C'est à l'aube du 5ème jour d'Argenère que l'armée décida d'anéantir ces parasites, et envoya la moitié de ses troupes à leur recherche. Terrés au fond de la forêt, les hommes du Gwaith Neithan attendaient, calmement, silencieusement et avec une froideur à peine imaginable. Ils étaient, après tout, déjà morts. Le premier sang fut versé au soir du 6ème jour d'Argenère, lorsque le régiment de Tulhen le perspicace les débusqua. Les hommes d'Elyndir, désormais nommé Aermadil, pour tirer un trait sur son ancienne vie, dispersés en deux groupes fondirent sur les militaires, décochant leurs traits acérés du haut des arbres, et tombant sur les survivants. Le but étant d'éviter que les autres régiments soient alertés, les ex-Liguards tentèrent, par tous les moyens, de supprimer le plus rapidement possible les hommes de Tulhen. Mais, c'était sans compter sur la finesse de ce dernier ; comprenant que le Gwaith Neithan cherchait absolument à rester discret, il envisagea toutes les possibilités pour faire savoir au reste de l'armée qu'ils se trouvaient là. Crier ne servirait à rien, le son de leur voix serait rapidement absorbé par l'épais manteau neigeux. Envoyer un messager serait trop risqué, d'autres membres du Gwaith Neithan pourraient roder autour, et il n'était, de plus pas sur de trouver les autres régiments ; sans compter le temps que cela prendrait. Allumer un feu lui était impossible avec l'humidité ambiante. Mais il avait remarqué l'arme que possédait leur chef, et décida d'en tirer parti. Il envoyant les plus habiles de ses hommes la lui voler, et nombreux furent ceux qui périrent en tentant cela. Mais alors que les choses n'allaient pas en sa faveur, il arriva quelque chose à laquelle lui-même ne s'attendait pas. Voyant ses hommes malmenés, Aermadil, exténué visa Tulhen et l'abattit d'une balle dans la poitrine. Le bruit de la détonation résonna à plusieurs kilomètres et nombreux furent les oiseaux à s'envoler. Bien que forces se dérobaient, et que douleur qu'il ressentait à la poitrine le harcelait ; ce fut avec un sourire au lèvres qu'il se laissa tomber dans la neige. Son devoir était accomplie.

Sans leurs chefs, les hommes de Tulhen ne représentaient pas une réelle menace, mais ils devaient cependant faire vite, à l'heure actuelle, une demi douzaine de régiments devaient déjà se ruer sur leur position. Aermadil se retourna, et vit Torendil achever le dernier des assaillants. Désorienté, Elyndir s'accroupit, il avait mit ses hommes en danger par sa seule stupidité, il devait les sortir de là. Le cerveau en ébullition, il obtint sa réponse en observant l'un de ses hommes arracher l'épée des mains, encore chaudes, d'une dépouille de soldat.


"-Enlevez vos habits ! Déshabillez vous ! Dépêchez !"


Les hommes s'exécutèrent.


"Habillez vous de leurs uniformes ! Vite ! Ne faites pas de cas de conscience ! Il ne leur sont plus d'aucune utilité !"

Une fois l'ensemble de ses hommes habillés, il fit de même, en pillant les vêtements d'un gradé, puis tous ensemble, se dirigèrent en rang à travers la forêt, partant dans une direction au hasard.
Leur supercherie fut découverte bien avant qu'Aermadil ne l'envisagea ; ils avaient marché une dizaine de minutes lorsque qu'ils rencontrèrent une autre patrouille.


"Holà ! Vous êtes tachés de sang, que c'est-il passé ?"

Ce fut Aermadil qui prit la parole :

"Nous avons trouvé les pillards, ils sont mort, mais le capitaine y est aussi resté."

L'homme paru un instant soulagé, mais très vite, il reprit un air suspicieux ;

"Et où allez vous comme ça ? Les ordres étaient clairs, vous n'aviez qu'à revenir sur vos pas pour rentrer au camp !"
L'un de ses hommes s'écria tout à coup :
" Mais, tous leurs uniformes sont percés ! Ce sont des imposteurs ! Ce sont les ennemis ! "

Prit de panique, les deux deux partis firent briller leurs lames, et s'apprêtèrent à se battre. Les militaires chargèrent en premier :
Aermadil beugla :

" Sur vos gardes, Replis !"

Et alors que tous les assaillants s'attendaient à les voir reculer, les ex-Liguards chargèrent à leur tour, déstabilisant le mental des soldats. Il les heurtèrent alors que ces derniers venaient de s'arrêter, par stupéfaction, mais ils ne les tuèrent pas, il franchirent les deux lignes qu'ils formaient en toute hâte, et continuèrent à courir un moment, les plus vifs d'esprit des soldats à leurs trousses. Ils continuèrent à courir sur lieues et des lieues, pendant de longues minutes, jusqu'à ce que les soldats abandonnèrent.

Terrassés par la fatigue les rescapés continuèrent à marcher tous surpris qu'une tactique aussi simple ait fonctionné, et tous comprirent alors l'importance des mots aux yeux des hommes. Après encore quelques heures de marche, ils virent les arbres s'espacer et bientôt ils arrivèrent près d'un village. Ils remontèrent la grand Rue, avant d'arriver près d'une chapelle où une horde de paysans en colère les attendaient, brandissant leurs fourches, leurs fléaux et leurs épieux, menaçant de les tuer s'il ne voulaient pas partir.


"Assez ! Assez ! Nous n'avons plus de grains ! Partez ! Partez vous et vos amis ! Rentrez chez vous avec votre armée ! Laissez nous en paix !"

Aermadil dit alors à ses hommes de lâcher leurs armes et de s'avancer les mains en l'air au milieu de la foule. Tous s'exécutèrent, gardant leur calme sous les insultes et les crachats, se dirigeant vers celui qui semblait être leur chef. Ils s'inclinèrent tour à tour devant lui, et Aermadil lui conta leur histoire, il omis cependant de leur narrer leur ancienne appartenance à la ligue. Très vite, la colère de la foule disparue, et ils furent heureux d'apprendre qu'un petit groupe d'homme avait pu se jouer de cette, si encombrante armée. Les hommes du Gwaith Neithan enlevèrent alors les uniformes qu'ils avaient volé, et s'habillèrent de haillons que les villageois leurs fournirent. Un fermier leur proposa de passer la nuit dans sa grange, en cas de visite de soldats en maraude, ils n'auraient alors qu'à se cacher dans le fumier, et nombre de ses hommes grimacèrent alors de dégout. Néanmoins, il accepta, en effet, le paysan lui affirma qu'il avait aussi de la paille fraiche, assez pour que ses hommes puissent dormir confortablement. Ils apprirent d'un marchand ambulant qu'une compagnie d'aventurier aux couleurs d'or et écarlates s'étaient vu accordés une province en bordure du Midland suite à leur victoire contre un mystérieux culte, qui avait permis à leur employeur d'obtenir l'un des légendaires Ciryd !

Ils surent alors où se trouvaient ces chiens à cause desquels ils avaient tout perdu, ils apprirent du marchand qu'en remontant le cours de la rivière passant près village ils atteindrait ces terres. Aermadil sut alors qu'il n'avait pas besoin de demander à ses hommes leur approbation. Ce soir ils dormiraient au chaud, et demains, aux premières lueurs, tous feraient route vers l'est, vers leurs vengeance ! Par Ima, l'honneur et le glaive ! Ils trouveront ces hommes et leurs feront payer cher ce qu'ils leur avait fait subir !



Voici, pour que tout le monde puisse la lire, l'histoire du Gwaith neithan !


Dernière édition par Elyndir Armadillion le Lun 1 Mar - 23:50, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lankdar

avatar

Masculin Nombre de messages : 50
Contrée : Alnor
Profession : Barbare
Humeur : approche tu vas voir
Date d'inscription : 31/05/2009

MessageSujet: Re: Grimoire poussiereux ...   Lun 1 Mar - 22:46

Juste une remarque on dit fondirent
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cel'Atar
Membre du Haut conseil
avatar

Masculin Nombre de messages : 153
Age : 25
Contrée : je n'ai pas de maison, je suis partout chez moi dans ce vaste monde
Date d'inscription : 17/02/2009

MessageSujet: Re: Grimoire poussiereux ...   Ven 2 Avr - 22:29

Voila un grimoire interressant
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://legendesducirydan.azurforum.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Grimoire poussiereux ...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Grimoire poussiereux ...
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» SOMMAIRE DU GRIMOIRE DE PHILIPPE DE NEUVILLE
» les dessins du grimoire
» ECRIRE EN UN GRIMOIRE (sur le Net et ses pages)
» Ecrire en un grimoire (sur le Net et ses pages)
» Grimoire : Chapitre 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les légendes du cirydan :: Le Cartier des Guildes :: Taverne-
Sauter vers: